Éric LE MAIRE

Metronomic

24 cannes à pêches mobiles, socles en acier, plomb, PMMA orange fluorescent, vent. Hauteur : 7 mètres.

LIEU : PARC DU CHÂTEAU DU COSCRO, LIGNOL (56)

Metronomic pourrait s’apparenter à un espace-temps scandé des 24 heures d’une journée. Mais cette mesure apparaît somme toute sans chronologie, où les heures coexistent dans un tempo soumis aux agitations de l’air. À l’instar d’antennes, les cannes opèrent dans un double champ de réception et d’émission. Elles nous positionnent et nous immergent dans les fluctuations de la matière gazeuse.

 

Éric Le Maire a fréquenté les écoles des Beaux-Arts de Grenoble et Cergy-Pontoise.
Il vit et travaille actuellement à Paris.

Le visiteur et le contexte d’une exposition sont les activateurs empiriques de ses œuvres : celles-ci sont livrées à des événements aléatoires générant leur sens et leur transformation.

Le temps contemplatif survient comme une mesure incertaine et hors étalonnages.

 

Les phénomènes mis en œuvre sont choisis parmi les plus archaïques, proches de nos territoires domestiques et des aléas de la nature. Ils relèvent d’une physique irrémédiablement confinée au rayon des “observations buissonnières“.

Les travaux d’Éric Le Maire réclament une présence lente, assidue, parfois active et tactile, l’observateur attentif est invité à vivre une expérience physique avec les œuvres.

 

Ses voyages autour du monde occupent une place importante dans son parcours, ils ont constitué, la plupart du temps, des opportunités fécondes de créations et d’expositions.

En 1990, sélectionné à l’Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques dirigé par Pontus Hulten, il séjourne un mois à Leningrad (Saint-Pétersbourg) et réalise une installation évolutive, Le Grand Distillateur, lors de l’exposition Laboratoire au Musée Russe.
Trois ans plus tard, à nouveau sous l’impulsion de Pontus Hulten, il crée les Suites lors de l’exposition Future lies ahead en Corée du Sud, un œuvre inter-agissant avec le climat.
Entre 1995 et 1999, il est représenté par la galerie Lucien Durand – Le Gaillard et participe à différentes expositions et foires internationales.
Entre 2014 et 2018, il est invité à plusieurs reprises en résidence au Costa-Rica ou il réalise plusieurs œuvres monumentales.
En 2016, il obtient la nationalité mauricienne et réalise sur l’île une installation interactive de 30 mètres de long pour l’évènement Porlwi by light.
Il est membre actif de la Galerie Plateforme à Paris depuis 2005.

Les Ailes 2018, socle existant, aluminium, acier, perles de verre, vent. (4,30 x 4,75 m)