Dans les pas de Pascal Cribier. Jardinier et photographe

Itinéraires d’un jardinier

L’oeil d’Aramon

Pascal Cribier faisait ses plantations au centimètre près. Il tenait compte à la fois du cadrage du paysage, des différents points de vue, champ contre-champ, et de la façon dont l’espace se compose selon les déplacements, ce qu’il appelait la ponctuation dynamique, où le moindre détail participe de l’harmonie de l’ensemble. Il concevait ses jardins avec l’œil du photographe, en se mettant toujours dans la perspective de recréer des horizons et de décliner des lignes entre elles. Pascal Cribier a pris plusieurs milliers de photographies de ses jardins, en toutes saisons, dans une tentative permanente de saisir l’instant du vivant éphémère. Elles sont pour la plupart faites à hauteur de regard avec un appareil non reflex, un Hasselblad X-pan, dont la focale 50 mm et l’ouverture latérale panoramique (65 x 24 mm) sont aussi proches de l’œil humain que possible. Il voulait que ses photographies fassent revivre l’expérience du jardinier, en donnant la sensation de pénétrer physiquement dans le lieu.