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PERFORMANCE. Le CONCERT DESSINÉ d’Albin de la Simone et de Jean Jullien

samedi 29 juin. 15h00

La Ballade de Jean et d’Albin : Jean Jullien le dessinateur et Albin de la Simone le chanteur fomentent, en grande complicité, une procession musico-dessinale (ou dessino-musicale) en dix étapes entre le hameau de Saint-Antoine et sa chapelle en contrebas. Dix dessins géants sur des panneaux de bois (qui resteront en place tout l’été) et dix chansons, explorant d’une seule voix les rebonds de l’âme humaine. 

D’ailleurs le trait de Jean n’est pas éloigné de la mélodie d’Albin : simples clairs et colorés, ils parlent tous deux de l’humain dans ce qu’il a de riche et fragile.

 

 

Albin de la Simone est auteur, compositeur et interprète. Après des études d’arts plastiques, puis d’arrangement et orchestration, il travaille en tant que musicien ou arrangeur pour Vanessa Paradis, Keren Ann, Emiliana Torrini, Arthur H, Alain Souchon, Mathieu Boogaerts et beaucoup d’autres. Parallèlement, il multiplie les collaborations avec des artistes d’horizons variés.

Chanteur, en 5 albums, Albin de la Simone s’est frayé une voie à part dans le paysage fourni de la chanson française. Musicien inventif et talentueux, il chuchote à notre oreille une chanson sensible et singulière, au charme malicieux, à l’humour séduisant, d’où se dégage une douce mélancolie mêlée d’ironie.

Il a été nommé aux Victoires de la musique 2014, et 2017 dans la catégorie album chanson de l’année. 

Il est artiste associé au TNB à Rennes, où il créé en décembre 2018, avec Valérie Mréjen, Le Carnaval des animaux d’après Camille Saint-Saëns. 

Photo. Nicole Zeizig

 

« J’ai longtemps fait le malin. Parce que c’est plaisant d’être un peu cocasse dans les chansons. Mais ça coupe de l’émotion. Le besoin de me protéger derrière des artifices m’est passé. J’ai commencé à écrire des chansons à 30 ans et j’ai mis dix ans à devenir vraiment chanteur ! Mon intention est de transmettre des émotions complexes, d’arriver à dire des choses compliquées avec des mots simples.»

Albin de la Simone aime confronter son travail avec d’autres, que ce soit des peintres, des auteurs, des comédiens et bien évidemment d’autres musiciens. Au carrefour de la musique et des arts plastiques, il s’aventure dans des domaines qui ne sont les siens, entremêlant des univers différents. Il a joué au musée d’Art moderne de la ville de Paris dans l’exposition d’un artiste d’art brut, Henry Darger, en 2014. Une envie d’écrire de la musique instrumentale lui fait imaginer des « films fantômes » pour lesquels il enregistre la musique et fait appel à des amis comédiens pour qu’ils racontent ces films qui n’existent pas. Au festival Correspondances de Manosque qui invite écrivains et musiciens à partager leurs répertoires, Albin de la Simone retrouve, pour les siestes acoustiques inventées par son ami Bastien Lallemant, JP Nataf, Maeva Le Berre, Sébastien Martel, Babx, le dessinateur Charles Berberian. Ils invitent les spectateurs à s’allonger, bercés par les douces mélodies des musiciens qui s’amusent à reprendre le répertoire des uns et des autres. C’est là qu’il rencontre l’écrivain Brigitte Giraud, avec laquelle il a joué pendant deux ans à un ping-pong inédit au cours duquel les textes de l’écrivain et les chansons du chanteur se sont répondus de manière surprenante.

Extrait de « Les enfants de la zique » dossier Canopée

 

Jean Jullien

Célèbre dans le monde entier pour l’emblème « Peace for Paris » qu’il a créé, après les attentats de novembre 2015, à partir du symbole hippie en y intégrant la Tour Eiffel, Jean Jullien refuse de porter le costume du militant. Il se veut simple défenseur des valeurs universelles : tolérance et droits de l’homme. Ce gars au débi rapide et précis est sans doute plus consensuel dans ses dessins que dans ses propos. Il critique ceux qui s’attaquent à l’islam : «Ce sont les musulmans, les premières victimes du terrorisme. D’abord, au Moyen-Orient, puis, partout dans le monde, par retour de flammes médiatiques.»

 

Photo. Nicole Zeizig

Au siècle dernier, deux affichistes français, Raymond Savignac et Bernard Villemot, partageaient un même esprit bon enfant, une même poésie colorée au service de ce qu’on appelait la réclame. Chez Villemot, une écorce d’orange devenait parasol pour vanter une boisson. Chez Savignac, une vache prenait un bain moussant de savon au lait. Jean Jullien, Nantais de 32 ans, Londonien d’adoption, a gardé cet esprit qui avait disparu, sans doute victime d’une conception plus américaine, plus codifiée, de la publicité. Il dessine des bonshommes cernés de noir, de face, utilise des aplats pastel mais, moins faussement naïf que ses prédécesseurs, pimente ses affiches ou ses dessins pour Le Nouvel Observateur ou Le New York Times, de cet humour anglo-saxon qui voit le côté comique des situations quotidiennes.

Son propos est des plus contemporains : une matriochka aux couleurs arc-en-ciel appelle la Russie à respecter les homosexuels, un cercueil affiche son logo « recyclable » ou un homme dans son lit regarde d’un oeil circonspect son téléphone qui ne le laisse plus seul, sur une affiche au ton doux-mer commentant les travers de nos vies connectées. Jean Jullien pense au public plus qu’à ses confrères. Il ne cherche pas à épater par des clins d’œil à la mode. Populaire sans être démago, il rappelle que ce n’est pas la surenchère technologique ou typographique qui compte, mais l’esprit de synthèse, le sens de l’observation et la tendresse.

Extraits d’articles dans Télérama et Libération novembre et décembre 2015

 

Détails

Date :
samedi 29 juin
Heure :
15h00

Lieu

Hameau de Saint-Antoine à Lanrivain (22)