Sylvain Bouttet

 

LA MARÉE ÉTAIT EN VERT

Documentaire durée : 52 minutes

LIEU : HAMEAU DE SAINT-ANTOINE, LANRIVAIN (22)

Sylvain Bouttet : “En 2011-2012 j’ai travaillé dans la baie de Lannion, à la Lieue-de-Grève. Je connaissais cette plage souvent noyée sous les odeurs d’algues vertes en putréfaction. J’ai d’abord réalisé un premier film sur le ballet cocasse et désespérant des prototypes d’engins qui régleraient le problème du ramassage dans l’eau. Je pensais aux Shadoks. Je suis retourné autour de cette plage et j’ai eu la chance d’être le seul à pouvoir enregistrer ces échanges demandés par le gouvernement. »

 

AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S) Sylvain Bouttet
IMAGE Sylvain Bouttet
SON Éric Bouillon
MONTAGE Anna Lioubova
PRODUCTION / DIFFUSION Aligal Production, France 3 Nord Ouest

 

Aligal Production

 

Tout est parti à la suite d’une image : celle d’un cheval mort sur une plage. L’incident était là : un cheval tué par les algues vertes. Que se passe-t-il ensuite quand un incident de ce genre arrive ? Tous les ans les marées vertes envahissent les côtes de Bretagne-Nord. Tous sont conscients du problème. Mais comment se mettre d’accord , comment dans notre société organisée trouver une solution ? Comment les uns et les autres peuvent-ils intervenir ? Pendant un an Sylvain Bouttet a suivi la petite chronique au quotidien de tous les intervenants : paysans, préfets, syndicalistes, association de riverains. Des hommes et des femmes de tous bords se sont réunis pendant des mois pour trouver une solution. Entre compromis, évidence et tactique, entre point de vue écolos et paysans, entre les pour et les contre, le problème « algues vertes » est devenu un exercice de démocratie.
Dans ce film ce n’est plus l’incident qui est le sujet mais ce qu’il provoque. Ce n’est pas une réflexion supplémentaire sur la pollution, sur la désignation des coupables mais une interrogation sur comment fonctionne le débat démocratique, comment il s’organise dans le quotidien ; Comment nos institutions et l’organisation complexe qui nous englobe nous permettent encore d’agir.
Des mois de tournage pour filmer les principaux protagonistes, seuls ou en petits groupes, pour prendre du recul. Un an donc autour de cette plage-pilote, un an à attendre le retour inéluctable de la marée qui sera verte.
Un an à observer la concertation obligée par l’État et les contradictions qu’elle révèle par le petit bout de la lorgnette. Se poser, longtemps, à la croisée des algues, des éleveurs, des citoyens et de leurs représentants près d’une plage emblématique avec les hommes qui gravitent autour d’elle, la plage de la Lieue de Grève près de Lannion, « la plage du cheval ».