Alain Sousa

4 ans de pédalage et de rencontres !

Partir un jour à vélo autour du monde, c'était un rêve d'enfant que j'avais enfoui tout au fond de ma mémoire. Jusqu’à ce jour de juin 2012 ou j'ai enfourché ma bicyclette... pour ne revenir que quatre ans plus tard, en 2016. Un voyage rempli de découvertes, de joies, de rencontres... Ce qui marque le plus, ce ne sont pas les kilomètres ou les crevaisons, mais les milliers de sourires. Partout dans le monde, des inconnus vous ouvrent leur porte et leur coeur, pour un instant, pour une soirée, pour une semaine ou plus ! Je suis revenu de ce voyage avec une certaine philosophie de la vie, une confiance renouvelée en l'humanité et l'envie de partager ces rencontres.

"Quatre ans autour du monde, c'est très long... Tu n'as jamais eu l'envie de revenir ?" C'est la question que l'on m'a certainement posée le plus souvent depuis mon retour. Pourtant je peux vous assurer que je n'ai pas vu le temps passer. Certes, je n'avais pas prévu de partir aussi longtemps. De plus, je n'ai seulement pédalé : j'ai fait beaucoup de volontariat et autres activités aux quatre coins du Monde. Surtout j'ai découvert que le temps était la chose la plu précieuse lorsque l'on voyage. J'ai petit à petit arrêté de courir après un but, une attraction, pour garder la liberté de m’arrêter et faire des détours au gré des rencontres.

Dans le détail, je suis parti de France, vers l'Est, et j'ai traversé 39 pays (*) et pédalé je pense 50 000 kilomètres (impossible de connaitre le kilométrage précis, mon compteur n'a pas tenu la route...). J'ai passé deux ans en Europe et Asie, et deux ans en Amérique du Nord et du Sud. Je n'ai pas pu tout faire à vélo et j'ai du prendre l'avion et le bateau quelquefois, même si j'essayais de limiter le recours à ces moyens de transport.

Ce qui m'as certainement frappé le plus, ce sont tous ces gens qui m'ont accueilli, soutenu, encouragé tout au long de ces quatre ans. En lisant les journaux, on a l'impression que le monde est rempli de dangers. Mais il suffit de voyager (à vélo entre autre !) pour se rendre compte que la Terre est surtout peuplée de gens qui veulent vous aider. Et le vélo y est pour beaucoup : lorsque l'on pédale, l'humilité du moyen de transport et la proximité avec les personnes et les lieux traversés sont une formule magique, qui franchit les barrières de la langue et de la culture.

Inutile de partir 4 ans a l'autre bout du monde pour ressentir cette liberté et vivre des aventures : il suffit d'enfourcher son vélo pour un week-end, une semaine en partant de chez soi. Mais une fois que l'on y a gouté, difficile de s'arrêter, et vous n'êtes pas à l'abri de partir vous aussi un jour faire le tour de la planète...

Alain (et Frida, ma bicyclette !)

(*) France, Suisse, Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Croatie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Turquie, Géorgie, Inde, Malaisie, Thaïlande, Cambodge, Chine, Corée, Japon, États-Unis, Mexique, Belize, Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie, Argentine, Uruguay, Brésil, Pays-Bas, Belgique

 

Rencontre avec Alain Sousa le 23 juin matin

Dans les maisons du village de Saint-Antoine de 10h à 18h tous les week-ends