Vincent Lamouroux

Le temps d’une sculpture

Un érable, soigneusement désigné pour devenir féerique sans que l’on puisse savoir si sa magie perdurera ou si elle s’est déjà évanouie. A la fois fuyante et évanescente, l’oeuvre de Vincent Lamouroux n’est ni tout à fait sculpture ni tout à fait happening, mais une vision que la photographie rend tangible sans que la réalité puisse nécessairement en témoigner. Centre d’attention, d’attraction, de circulation, elle est une insolvable énigme qui vient habiter de manière poétique et décalé le jardin du Grand Launay. Sa blancheur incongrue devient un point de repère dans un paysage noyé de verdure. Mais s’agit-il vraiment de repère ? Ou d’un signe de
perdition ? D’où est apparue cette blancheur ? Est-elle naturelle ? Factice ? Tombée du ciel ou excroissance inquiétante d’un végétal partiellement recouverts d’une substance qui n’est ni sucre ni
coton ? Aucune question ne trouvera de réponse, l’oeuvre contient ses propres mystères et nécessite des visiteurs non plus passifs, mais actifs, inventifs et curieux.

Photo Le Télégramme

L’arbre fantomatique que Vincent Lamouroux, plasticien minimaliste, a choisi de faire apparaître sur un fond de verdure.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone