Patrick Molard

La cornemuse ? Elle enchante ou elle exaspère. Circulent des allusions peu gratifiantes à son propos : le cri du chat, la queue prise dans la porte, le ouin-ouin, le bruit… Pour le musicien breton Patrick Molard, l’un des maestros de la cornemuse en France qui a participé au renouveau de la musique bretonne dans les années 1970 et 1980, aux côtés, entre autres, d’Alan Stivell, de Dan Ar Braz, de Jacques Pellen, ou en se rapprochant des musiciens de jazz, c’est parfaitement clair : ceux qui s’égarent dans ces clichés n’ont jamais écouté un très bon sonneur (joueur de cornemuse). « La force de cet instrument, c’est son pouvoir de déclencher des émotions, avec peu de notes, neuf seulement », dit-il.

Des musiciens ont ajouté des clés pour essayer d’en faire plus. Lui ne s’est pas laissé tenter par ces aménagements. La richesse du son de la cornemuse réside en particulier dans les harmoniques qui s’en dégagent, « un peu comme avec certains instruments de la musique indienne ». Patrick Labesse, Le Monde

Pour Lieux Mouvants, Patrick Molard, virtuose de la grande cornemuse des Highlands, Adil Amimi, maitre musicien gnawa marocain, et son complice le flutiste Jean Luc Thomas, s’aventureront de concert dans une  » fusion  » musicale multicolore inédite .