David Drouard

Le chorégraphe David Drouard part de l’œuvre de Nijinski, Le Sacre du Printemps, pour poser la question fondamentale du combat des femmes pour leurs droits aujourd’hui. Prenant le contre-pied de l’œuvre originelle, cette pièce pour 9 danseuses et 3 musiciennes montre non pas une Élue – vierge, sacrifiée – mais des Éues qui évoquent la résistance des femmes. En analogie à cette résistance qui traverse les époques, celle de la Nature, une nature minimale qui revient là où elle n’était plus. (S)ACRE est le troisième volet d’un tryptique entamé avec (F)AUNE  et (H)UBRIS.

Dans (F)AUNE , David Drouard évoquait l’animalité en l’homme, avec pour toile de fond le devenir de l’être humain des origines à la société de consommation.
Avec (H)UBRIS, le chorégraphe interroge à nouveau la figure du faune dans un univers poétique et onirique, où des images numériques viennent perturber la perception du corps, métamorphosant cinq danseurs breakeurs en créatures mythologiques.
Pour (S)ACRE, David Drouard a collaboré avec Gilles Clément, enrichissant son projet de deux éléments fondamentaux : la philosophie du paysagiste, notamment la notion du « Tiers-paysage », mais aussi son regard spécifique sur la scénographie. De ces regards croisés est née l’analogie entre le combat des femmes pour leurs droits et le « rudéral », la nature qui refait surface là où elle n’était plus. Deux notions fondamentales sont au coeur du projet : le sauvage et la résistance.

 

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