Christian Allié

Depuis la forêt sacrée du Bénin jusqu’à cette rencontre avec Francis Hallé je vois, aujourd’hui, dans la succession des évènements de ma vie en Afrique les traces, à travers le temps, du message que me livra l’homme « étrange » rencontré au Bénin qui imprima dans mon esprit le désir de vivre dans la forêt tropicale. Amédée et Bernard, le vieux Pierre et Mayossa, Pépé et tous les autres ont mené mon esprit à cette évidence, de même à celle que l’arbre est un autre vivant digne lui aussi d’intérêt et de respect.

J’aimais, j’aime la forêt comme on aime un être vivant, quelle que soit sa nature, son règne ou son genre. Aucune classification ou nomenclature du vivant ne saurait justifier un tel sentiment. Il m’aura fallu tout ce temps pour comprendre puis admettre cette immense affection, vraie, très ancienne et profondément sincère que m’inspirent les arbres, tout simplement. Ils m’ont fait acquérir une richesse aussi vaste que toutes les canopées de toutes les forêts de cette planète.

La forêt tropicale m’a mené à porter sur le monde un regard bien plus vaste. Vivre dans le foisonnement de sa biodiversité m’a rendu plus intimement sensible à ce lien intemporel qui va de l’homme à l’universel. Christian Allié

 

 

 

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